VACANCES
Le mot « vacances » vient du latin vacare – être vide. Un vide, une pause, une parenthèse dans le cours ordinaire des choses.
Le terme s’applique bien à notre paysage politique. Depuis des mois, le chantier du grand âge est à l’arrêt. Les annonces se succèdent, les ministres se relaient, les rapports s’accumulent – et le vide, lui, demeure. Vacance des décisions, vacance des engagements, vacance d’une loi qui tarde à naître alors que la démographie, elle, n’attend pas.
Mais il est un endroit où ce mot ne s’applique pas. Un endroit où le vide n’existe pas, n’a jamais existé, et n’existera pas.
Nos établissements et nos services.
Des milliers de professionnels sont au poste. Aides-soignants, infirmiers, directeurs, agents de service – ils accompagnent, soignent, rassurent, chaque jour, chaque nuit, sans discontinuer. Parce que la vie ne s’arrête pas. Parce que les personnes âgées que nous accueillons continuent d’écrire leur histoire, et que notre rôle est d’être là, pleinement, pour qu’elles puissent le faire dans les meilleures conditions.
C’est cela, la réalité de nos métiers : l’exact contraire des vacances. Une présence pleine, continue, exigeante.
Il est donc temps de combler ce vide-là – celui de la politique du grand âge. Nos professionnels méritent mieux qu’un horizon indéfini. Les personnes âgées aussi.
Jean-Christophe Amarantinis, Président de Synerpa