Elles font vivre chaque jour le secteur du grand âge
Elles accompagnent, soignent, soutiennent, rassurent, managent. Chaque jour, elles font tenir debout un secteur essentiel à notre société : celui du grand âge. Certaines y sont arrivées par hasard. D’autres, par conviction profonde. Toutes partagent la même chose : un engagement quotidien auprès des personnes âgées, en établissement comme à domicile.
À l’occasion du 8 mars, le Synerpa a donné la parole à 18 femmes du secteur du grand âge. Trois questions simples. Des réponses sincères, parfois inattendues, toujours authentiques.
À travers leurs mots se dessine une réalité souvent invisible : celle de métiers exigeants, profondément humains, portés par des femmes qui, chaque jour, prennent soin des autres.
Découvrez leurs portraits ci-dessous.
Audrey, responsable qualité sécurité environnement en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Mon parcours est une histoire d’évolution au sein de l’EHPAD : j’ai appris le métier sur le terrain en tant qu’aide-soignante, avant de m’orienter vers le métier de responsable qualité. Mon évolution a toujours été guidée par une seule priorité : le bien-être des résidents. C’est auprès d’eux que je me sens utile, et c’est cette relation humaine qui m’anime depuis toujours.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Allier le soin et la qualité me permet d’accompagner nos résidents avec une justesse particulière. C’est en étant au plus près de leurs besoins que je donne du sens à ma mission.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Se sentir soutenue et valorisée au quotidien est essentiel pour continuer à s’investir avec bienveillance et professionnalisme auprès de nos aînés.
Cynthia, directrice d'EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
À 20 ans, je me voyais au bloc opératoire ou aux urgences. Après une année travaillée à l’hôpital, j’ai compris que la relation humaine comptait tout autant que la technique. Je voulais prendre soin d’une personne dans sa globalité, pas seulement soigner un organe ou une pathologie. L’accompagnement de la personne âgée répond à cette vocation : un engagement riche et complexe profondément centré sur l’humain. J’y reste par conviction, guidée par mes valeurs et le sens de cette belle mission
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis fière de mon parcours : aide-soignante en 1995, infirmière en 2003, coordinatrice en 2019, puis directrice en 2020, reflet de ma détermination et de mon attachement au terrain et à l’établissement depuis 30 ans. Mais ma plus grande fierté est de conduire l’équipe pour accompagner les résidents avec nos valeurs, respect, dignité et éthique, afin que chacun d’eux, accompagné par leur famille, puisse vivre pleinement chaque jour aussi heureux et paisible que possible dans notre maison.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Dans ce secteur majoritairement féminin, j’attends confiance, soutien, reconnaissance et équité, sans distinction entre hommes et femmes. Des objectifs communs bien définis, une équipe soutenante empathique et soudée et un équilibre vie personnelle / vie professionnelle restent essentiels pour continuer à exercer ma fonction, parfois difficile, avec passion et réussite. Aujourd’hui, j’ai la chance de bénéficier de ces conditions de mes supérieurs et de mon employeur, je les en remercie.
Estelle, animatrice en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Ce secteur répondait avant tout à mon envie d’exercer un métier profondément humain. Accompagner des personnes âgées est pour moi un métier porteur d’utilité, où chaque attention, chaque présence a une véritable importance. Contribuer au bien-être des résidents, participer activement à la qualité de leur vie me motive au quotidien ; les sourires, les riches échanges m’invitent à poursuivre cette mission. On ne s’ennuie jamais : on crée du lien, on apporte du sens, on reçoit énormément en retour.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis fière de participer à la dynamique de la vie sociale de la maison. L’animation joue un rôle important dans le maintien du lien social, la stimulation cognitive et le bien-être tout simplement. À travers les animations et les différents projets, mon objectif est d’apporter de la joie, stimuler et raviver des émotions. Si ces points sont validés, j’en tire toute ma fierté.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
J’attends un cadre de travail fondé sur le respect, l’équité et la reconnaissance. Il faut que l’engagement, les compétences et l’implication soient valorisés. Je pense également qu’un cadre serein et bienveillant permet de s’épanouir, mais également de renforcer la motivation et l’engagement pour notre métier.
Flore, auxiliaire de vie dans un service d’aide à domicile
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
J’ai choisi de travailler auprès des personnes âgées parce que j’aime le contact humain. J’aime aider, écouter, être présente et apporter un peu de joie dans leur quotidien. Je suis sensible à leur isolement et au fait qu’elles aient besoin d’attention et de bienveillance.
Ce qui me donne envie de continuer, c’est le lien que l’on crée avec elles. Chaque jour est différent, chaque personne a son histoire. Les sourires, les échanges et la confiance qu’elles me donnent me motivent beaucoup. Je sais que mon travail compte, et ça donne du sens à ce que je fais.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis fière de participer au maintien à domicile. Permettre aux personnes âgées de rester chez elles, dans leur environnement, c’est très important pour leur bien-être.Je suis aussi fière de la relation de confiance que je construis avec elles et parfois avec leurs familles. Savoir que ma présence rassure et qu’on m’attend, c’est une vraie satisfaction.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
En tant que femme, j’attends du respect et de la reconnaissance pour le travail que je fais. Notre métier demande de l’investissement, de la patience et beaucoup d’humanité. J’attends aussi de l’écoute, du soutien quand il y a des difficultés, et une organisation qui respecte l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Se sentir soutenue et considérée permet de travailler plus sereinement.
Imène, coordinatrice de vie sociale en EHPAD
Qu’est-ce qui t’a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui te donne envie d’y rester ?
Mon engagement pour le lien humain et la transmission m’ont orientée vers le grand âge. Après avoir été institutrice, puis aide-soignante, je suis aujourd’hui coordinatrice de vie sociale et j’ai compris que l’essentiel résidait dans la relation, l’écoute, plus que le soin technique. Accompagner les personnes âgées, c’est valoriser leur histoire et maintenir leur dignité. La reconnaissance sincère des résidents et de mon employeur me donne envie de rester.
De quoi es-tu la plus fière dans l’exercice de ton métier ?
Ma plus grande fierté est de créer des moments marquants pour les résidents. Leur épanouissement et leurs sourires sont ma meilleure récompense. Je suis fière de mettre mon humanité à leur service. J’écoute leurs souffrances et m’efforce de les transformer positivement, en donnant le meilleur de moi-même. Je pense que mon parcours témoigne de mon investissement. Enfin, je suis fière de mener des projets qui unissent résidents, familles et équipes.
En tant que femme, qu’attends-tu de ton employeur au quotidien ?
En tant que femme collaboratrice, j’attends respect, reconnaissance, confiance, et un environnement où mes idées sont valorisées. À ce titre, l’« Iday » – une journée participative où toutes les équipes sont mobilisées autour du projet d’établissement – a été une expérience marquante, qui m’a fait sentir pleinement actrice. La reconnaissance reçue lors de cet événement a renforcé mon engagement. J’ai besoin d’un cadre de travail équitable, bienveillant et solidaire pour un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Enfin, j’attends d’un employeur qu’il encourage l’évolution, l’autonomie et la solidarité.
Irène, auxiliaire de vie dans un service d’aide à domicile
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Depuis toujours, j’aime écouter et prendre soin des autres. Travailler auprès des personnes âgées s’est imposé comme une évidence. J’aime le lien qui se crée, la confiance qui s’installe au fil du temps et le sentiment d’avoir une vraie utilité au quotidien.
Je ne me vois pas faire autre chose. En plus, j’ai la chance d’exercer dans une société qui reconnaît mon engagement et me valorise dans mon travail, ce qui me motive à continuer à m’investir pleinement.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis surtout fière de la relation que je construis avec les personnes que j’accompagne. Quand elles se sentent en confiance, qu’elles se confient ou qu’elles retrouvent le sourire, je me dis que j’ai réussi quelque chose d’important.
Être présente dans leur quotidien, les aider à préserver leur autonomie et leur dignité, c’est ce qui donne tout son sens à mon métier.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Mon employeur met déjà beaucoup de choses en place. Lorsque l’on est confrontées à des gestes ou des paroles déplacés au domicile d’une personne, ma société réagit immédiatement. Elle est à l’écoute, met fin à mes interventions chez cette personne pour recadrer la situation, et confie la mission à une collègue afin que je ne me sente pas mal à l’aise. Tout est fait pour que cela ne se reproduise pas. Les groupes de parole organisés au bureau sont aussi importants. Ils nous permettent de ne jamais rester seules face aux difficultés.
Khadija, directrice d'EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
J’ai choisi, avec conviction profonde, d’être au plus près de l’humain, de respecter sa dignité, d’accompagner ses vulnérabilités, de recueillir sa transmission, sa mémoire. À 40 ans, diriger un EHPAD majoritairement composé de femmes révèle une sororité remarquable, c’est une force pour accompagner nos aînés avec leurs histoires de vie marquées en joies, mais aussi en souffrances. Ce qui me donne envie d’y rester, c’est la force du sens : traverser des difficultés sans renoncer à l’humanité.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Dans un quotidien fragile, notre responsabilité est de protéger et de respecter chacun. Je suis fière de mes équipes, engagées avec humanité, empathie et générosité, malgré des parcours de vie parfois difficiles. Je suis fière de cultiver le pouvoir d’agir, de faire progresser. Je suis fière de l’indépendance de notre établissement, qui permet agilité et innovation tout en incarnant nos valeurs au quotidien : valoriser les liens humains, rendre visible le soin et soutenir l’engagement de chacun.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
J’attends de la confiance, socle de l’autonomie, de la créativité, du courage managérial : c’est ainsi que l’on prend des décisions justes, parfois complexes, mais guidées par l’intérêt des résidents et des équipes. J’attends un soutien affirmé dans la valorisation des métiers du soin et de la place essentielle du lien humain dans nos organisations ; également un engagement en faveur de l’émancipation professionnelle des femmes. Prendre soin de ceux qui prennent soin demeure ma priorité absolue.
Lynda, auxiliaire de vie dans un service d’aide à domicile
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Depuis toujours, je suis animée par le besoin profond d’aider les autres, et plus particulièrement les personnes en situation de fragilité. Être présente, écouter, accompagner et soutenir donne un véritable sens à ma vie professionnelle. Ce n’est pas seulement un métier, c’est un engagement quotidien qui me permet de me sentir utile et pleinement épanouie dans ce que je fais.
De quoi je suis la plus fière dans l’exercice de mon métier ?
Je suis fière de contribuer à ce que les personnes puissent rester chez elles, dans le respect de leurs choix et de leurs habitudes… Je suis également fière de pouvoir leur offrir des moments simples du quotidien qui illuminent parfois leur journée : la joie de se retrouver, un repas préparé avec soin et le plaisir de les voir se régaler. Ce sont ces petites choses qui donnent tout son sens à mon métier.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Je trouve très important qu’en tant que femmes, nous puissions avoir les mêmes droits que nos collègues hommes, avoir la possibilité d’accéder aux formations, avoir un juste équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. C’est ce que me permet mon employeur, sur qui je peux toujours compter dans les moments difficiles, mais je trouve que ça devrait être systématique pour toutes les femmes dans le monde professionnel… Faire rayonner notre voix en tant que femmes salariées me parait indispensable.
Manon, infirmière référente (IDER) en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Ma vocation est née d’une véritable révélation lors d’un stage à l’âge de 16 ans. Ce qui me passionne et me donne envie de rester, c’est la richesse de la relation avec nos aînés ; ils nous transmettent une expérience de vie unique et inestimable.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Ma mission va bien au-delà du soin technique : c’est de veiller sur le parcours de vie du résident et d’être l’épaule sur laquelle les familles peuvent se reposer en toute confiance
En tant que femme, qu’attendez vous de votre employeur au quotidien ?
Une reconnaissance quotidienne et un management (notamment féminin) qui comprend et porte nos valeurs de terrain.
Marie, médecin coordonnateur
Qu’est-ce qui m’a amenée à exercer dans le secteur du grand âge, et qu’est-ce qui me donne envie d’y rester ?
La richesse humaine et la complexité clinique de la gériatrie. La prise en charge des personnes âgées nécessite une approche globale : médicale, éthique et profondément humaine. On ne soigne pas uniquement une pathologie, mais une personne avec son histoire. Mon parcours m’a permis de découvrir la gériatrie en tant qu’infirmière. Cette expérience m’a orientée vers la médecine, puis la coordination en EHPAD. Aujourd’hui, médecin coordonnateur, ma fonction est transversale. Je soutiens les équipes, structure les pratiques et développe des projets pour améliorer la qualité des soins.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Me sentir réellement utile aux résidents, à leurs familles et aux équipes. En EHPAD, chaque décision peut avoir un impact direct sur la qualité de vie d’une personne. Savoir que mon action contribue à améliorer le quotidien d’un résident est une satisfaction. Dans ce rôle de coordination, il est essentiel pour moi de garder ce lien humain, cette attention au plus près des résidents, de les accompagner, de les rassurer dès l’entrée. Je suis fière de faire partie d’une équipe motivée sur laquelle je peux compter. Dans les moments complexes, il est important d’être là, avec une présence médicale.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
C’est avant tout de me sentir soutenue et de travailler en autonomie dans un climat de confiance. J’apprécie particulièrement de travailler dans une structure de taille humaine. Cela favorise des échanges directs et transparents, ainsi qu’une réelle cohérence dans l’organisation. La qualité de vie au travail est également un élément fondamental pour moi. Elle repose sur l’écoute, le respect et la reconnaissance du travail de chacun. Ce cadre humain me permet de travailler avec sérénité, de m’investir pleinement auprès des résidents avec attention et bienveillance au quotidien.
Marie-Claire, aide-soignante en EHPA et EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amené à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Ce qui m’a amenée à exercer dans le secteur du grand âge, c’est une envie d’être utile et d’accompagner des personnes à un moment de leur vie où elles ont particulièrement besoin de présence, d’attention et de bienveillance. J’ai toujours été sensible au respect de nos aînés, à leur vécu, à leur expérience et à la richesse de leurs parcours.
Ce qui me donne envie de continuer, c’est que chaque résident est différent, chaque jour est différent. Malgré les difficultés du métier, je ressens une réelle satisfaction lorsque je sens une personne apaisée, en confiance, sereine grâce à notre présence.
De quoi êtes-vous le plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Au fil de mon expérience, j’ai découvert combien chaque relation est unique. Au-delà des soins, il y a l’écoute, le regard, le sourire, la main que l’on tient, les gestes simples mais essentiels, accompagner une personne dans son quotidien, préserver sa dignité, son autonomie et apporter du réconfort sont des missions qui m’importent beaucoup.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
En tant que femme, et en réalité comme toute personne, j’attends de l’équité, du respect, de la reconnaissance et des opportunités de progression.
Michelle, aide-soignante référente en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Je suis venue par hasard en décembre 1987, j’avais besoin de travailler et je ne connaissais absolument pas le milieu médical. Après quelques jours de remplacement, on m’a proposé un contrat d’aide-soignante. Mes premiers jours : de suite je me suis dit, il faut que tu continues. Le contact avec les personnes, une tutrice formidable, des infirmières qui m’ont tout appris et donné envie de faire ce métier. Pourquoi y rester ? J’adore ce métier, il est très varié, tous les jours sont différents. Les résidents nous apportent autant qu’on leur donne. On a aussi la chance de pouvoir progresser – je suis devenue aide-soignante référente. La maison de retraite, c’est une grande famille, un vrai lieu de vie. Pas triste du tout, contrairement à ce qu’on pourrait penser !
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
De tout ! Auprès de nos résidents, on ne remplacera jamais la famille ni leur maison, mais on est là et on essaye de faire au mieux pour qu’ils soient bien, eux, tous les jours de leur vie. C’est ça qui me rend fière. Que les résidents n’oublient pas notre prénom. Quand les familles nous remercient, ça veut dire qu’on a bien fait notre travail.
En tant qu’aide-soignante référente, je suis fière de faire en sorte que la journée se déroule le mieux possible malgré tous les problèmes d’organisation (absences, imprévus…). Sur ce poste, je suis fière de transmettre mon expérience aux nouveaux qui découvrent le métier et de me rendre compte que cela a un impact positif parce que je m’aperçois que, si je leur ai bien expliqué, ils feront de bons soignants. C’est un travail sur le long terme. Malheureusement, c’est de plus en plus difficile et compliqué de trouver des candidats fiables.
Nous faisons le plus beau métier du monde : nous essayons de donner le sourire à des personnes fragiles.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Qu’il continue autant que possible à perpétuer l’esprit familial que nous avons depuis la création de l’établissement.
D’avoir tout le matériel nécessaire, les équipes stables et complètes, des hausses de salaire régulières, de l’écoute, de la bienveillance, du respect. De la compréhension pour la gestion des problèmes familiaux (enfants malades, problèmes de garde…) en tant que mère et grand-mère.
Mimouna, auxiliaire de vie en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
J’ai choisi de travailler auprès des personnes âgées par envie d’aider au quotidien des personnes dans le besoin. Après ces plus de vingt années à leur service, ce qui me motive à continuer, c’est le sentiment d’être utile envers les autres.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier?
Je suis fière d’être dans mon établissement depuis 26 ans, une petite structure indépendante de la région parisienne, et de travailler de nuit. Je suis fière d’avoir toujours été celle que je suis : attentive et bienveillante autour de moi.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien?
J’attends de mon employeur qu’il m’écoute, me respecte, me procure de bonnes conditions de travail et pour finir de pouvoir travailler en équipe.
Myriam, infirmière en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Dans le secteur du grand âge, j’aime la relation de confiance que l’on peut créer avec les résidents lors des prises en soins. C’est une particularité que l’on retrouve plus facilement dans nos établissements au sein desquels nous accompagnons les résidents sur le long terme.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier?
Ce dont je suis le plus fière, c’est d’accompagner nos aînés au bout de leur vie, dans le respect et la dignité, parce que la maison de retraite est un lieu de vie dans lequel les résidents nous apportent beaucoup.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien?
Pour moi, ce qui est important, c’est la bienveillance, le soutien, l’accompagnement des personnels soignants dans leurs missions souvent complexes. Qu’il prenne soin de nous pour qu’on puisse prendre soin de nos aînés.
Ouafa, responsable d’une agence de service d’aide à domicile
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Je ne me destinais pas au grand âge. Étudiante en sciences physiques, j’ai travaillé l’été en maison de retraite près de chez mes parents et le contact avec les résidents, leurs histoires et leurs sourires ont été un déclic. Après ma licence, je me suis orientée vers un master sanitaire et social, puis j’ai rejoint une agence d’aide à domicile, il y a 15 ans, en tant que coordinateur, puis responsable d’agence. La satisfaction des personnes accompagnées et celle des familles me donnent chaque jour envie de continuer.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis surtout fière de contribuer à réaliser le souhait de celles et ceux qui veulent rester le plus longtemps possible dans leur « maison à souvenirs ». Pouvoir leur permettre de vieillir chez eux, entourés de leurs repères, de leurs objets et de leur histoire, c’est essentiel. Les aider à préserver leur autonomie et leur dignité, tout en rassurant leurs proches, donne un sens profond à mon métier.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
J’évolue aujourd’hui dans un cadre qui me permet de concilier sereinement vie professionnelle et vie personnelle, grâce à une direction attentive, à l’écoute et soutenante. Ce qui est important pour moi, c’est la confiance, la considération et l’accompagnement sincère que mon employeur m’apporte.
Romy, directrice d’EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
Ainsi qu’un célèbre Gaulois, je suis tombée dedans dès ma naissance : mes parents étaient déjà âgés… Je suis issue d’une grossesse dite « gériatrique ». À 10 ans, je devenais l’aidante de mon père, à une époque où cette réalité restait invisible.
Grandir au rythme de mes aînés m’a donné très tôt une conscience aiguë des fragilités liées au grand âge, à la vulnérabilité et à la perte d’autonomie.
Depuis 25 ans que j’évolue dans ce secteur, de nombreuses avancées ont vu le jour, transformant les pratiques et les regards.
Pourtant, il reste encore tant à imaginer, à structurer et à construire. C’est cette conviction qui nourrit aujourd’hui mon engagement et me donne l’élan de poursuivre.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
La diversité des savoirs mobilisés dans ce métier constitue une richesse inouïe. Accompagner nos aînés jusqu’au bout de la vie, soutenir les familles dans ce chemin parfois fragile, permettre aux collaborateurs de grandir et de s’épanouir grâce à la formation et à de meilleures conditions de travail : voilà ce qui donne du sens à mon engagement quotidien.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
Être reconnue pour ce que je suis et pour ce que je fais, à égalité avec mes collègues, non pas en raison de mon genre, mais de mes compétences : c’est une valeur fondamentale à mes yeux.
J’ai la chance de vivre cette réalité avec mon employeur actuel, et c’est profondément ressourçant.
Sabrina, aide-soignante en EHPAD
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
J’ai choisi de devenir aide-soignante auprès des personnes âgées parce que j’ai toujours eu le goût du soin et du contact humain. Accompagner les résidents dans les gestes du quotidien, les aider à conserver leur dignité et leur confort. Pour moi, c’est un métier qui a du sens.
Ce qui me donne envie d’y rester, c’est le lien que l’on crée avec eux, malgré les difficultés : un sourire, un merci ou un moment d’échange me rappellent chaque jour pourquoi j’ai choisi ce métier.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier?
Je suis fière d’être présente dans les moments importants, parfois fragiles, de la vie des résidents. Je suis fière de réussir à préserver leur dignité, même dans la dépendance. Je suis fière de pouvoir apporter un peu de douceur, de patience et de l’humanité dans leur quotidien.
Notre métier est exigeant, mais savoir que l’on contribue à leur bien-être est une grande fierté.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien?
J’attends d’être considérée à la hauteur de mon engagement. Notre métier demande de la force, de l’empathie et beaucoup d’énergie. J’attends du respect, de l’écoute et de la reconnaissance, car, pour prendre soin des résidents avec justesse, il est important de se sentir soutenue et valorisée dans son travail.
Victoria, assistante administrative dans une agence de service d’aide à domicile
Qu’est-ce qui vous a amenée à exercer dans le secteur du grand âge et qu’est-ce qui vous donne envie d’y rester ?
C’est l’envie d’être utile, d’aider des personnes âgées à rester à leur domicile et à préserver leur autonomie qui m’a amenée à exercer dans ce secteur. Ce qui me donne envie d’y rester, ce sont les relations humaines que je crée, le sentiment de faire un métier qui a du sens. J’ai eu la chance de pouvoir évoluer d’intervenante à assistante administrative et de pouvoir, de ce fait, apporter mon expérience du terrain dans la gestion quotidienne des personnes accompagnées et leurs besoins.
De quoi êtes-vous la plus fière dans l’exercice de votre métier ?
Je suis fière d’apporter une aide concrète et humaine aux personnes accompagnées, de contribuer à leur bien-être et de leur permettre de rester à domicile dans de bonnes conditions.
En tant que femme, qu’attendez-vous de votre employeur au quotidien ?
En tant que femme travaillant dans l’aide à domicile, j’attends de mon employeur du respect, une bonne communication et une reconnaissance de l’investissement physique et émotionnel que demande ce métier. J’attends également un soutien face aux situations difficiles et une prise en compte de l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

















