Le grand âge n’a pas besoin de compassion. Il a besoin de décisions
Il y a quelque chose d’indécent à voir le grand âge devenir une variable d’ajustement budgétaire, alors même que notre pays s’apprête à affronter une transformation démographique sans précédent.
215 millions d’euros gelés sur les financements de l’autonomie. Des économies envisagées sur l’APA. Un coût du travail qui ne cesse d’augmenter. Voilà la réalité des arbitrages politiques, bien loin des grandes déclarations sur la dignité de nos aînés.
Soyons clairs : on ne peut pas vouloir une société qui vieillit mieux tout en organisant l’asphyxie économique de ceux qui la rendent possible.
Ce n’est plus seulement une question de moyens. C’est une question de cohérence et de responsabilité politique. Comment expliquer aux Français que l’accompagnement de leurs parents et de leurs grands-parents est une priorité, quand chaque exercice budgétaire vient fragiliser un peu plus les acteurs du secteur ?
Les vingt fédérations et organisations mobilisées hier pour l’opération Les Vieux méritent mieux ! ont formulé dix propositions communes. Dix propositions concrètes, portées par des acteurs aux statuts et aux modèles différents, mais unis par la même urgence.
Les Vieux méritent mieux. Ils méritent surtout que l’État cesse de considérer leur vieillissement comme une dépense à contenir plutôt que comme un avenir à construire.
À l’approche de 2027, chacun devra prendre ses responsabilités.
Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa