Ce que le grand âge doit aux femmes
Chaque 8 mars, on parle des femmes. Nous avons préféré leur donner directement la parole.
Notre secteur leur doit énormément, car elles sont essentielles et incontournables : 85 % des effectifs en EHPAD, 93 % des intervenants à domicile, 86 % des postes de direction. Le secteur du grand âge, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, tel qu’il tient debout, n’existerait pas sans elles.
Il y a dans ces métiers quelque chose que les tableaux de bord ne captent pas. « On ne soigne pas uniquement une pathologie, mais une personne avec son histoire », dit Marie, médecin coordonnateur. « Un sourire, un merci ou un moment d’échange me rappellent chaque jour pourquoi j’ai choisi ce métier », témoigne Sabrina, aide-soignante. Ces mots expriment une vocation que les difficultés de recrutement auraient pu laisser croire épuisée. Elle ne l’est pas. Mais elle a besoin, pour durer, d’autre chose qu’une reconnaissance symbolique. Il est primordial de proposer des environnements de travail respectueux et qui tiennent compte des contraintes personnelles et familiales de chaque personne.
Cela suppose des engagements concrets : promouvoir l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle, porter une attention particulière à la santé des femmes, à travers notamment la prévention, lutter contre toute forme de discrimination et favoriser les évolutions et promotions professionnelles.
Notre secteur offre de réelles trajectoires : d’aide-soignante à infirmière référente, d’auxiliaire de vie à responsable d’agence, jusqu’à la direction d’établissement. Les dix-huit portraits que nous avons publiés en témoignent.
84 % des inscrits dans les formations sanitaires et sociales sont des femmes. Elles sont une pièce maîtresse de l’avenir du secteur. Nous leur devons bien plus qu’une journée.
Jean-Christophe Amarantinis, Président de Synerpa