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Notre voix porte et elle ne faiblira pas

 

Depuis l’annonce du report du plan grand âge, le Synerpa n’a pas attendu. Nous avons pris la parole. Massivement. Clairement. Dans la presse spécialisée comme dans la presse généraliste, notre message a été porté sans ambiguïté : l’inaction face au défi démographique n’est plus une option, et la filière du grand âge refuse d’être traitée comme un dossier secondaire que l’on ouvre et referme au gré des remaniements.

En l’espace de quelques jours, nos positions ont été relayées dans L’Opinion, Ouest France, l’ensemble des titres du groupe EBRA (L’Est républicain, Le Progrès, Le Bien public, Le Dauphiné libéré, Vosges matin, Le Journal de Saône-et-Loire, Les DNA, Le Républicain lorrain, l’Alsace), Hospimedia, Gérontonews, Le Média social, Agevillagepro et prochainement dans Le Figaro. Presse nationale, presse régionale, presse spécialisée : partout, notre voix a résonné. Cette couverture n’est pas un hasard. Elle est le fruit d’un choix stratégique : occuper le terrain, installer le débat dans l’espace public, et ne laisser personne oublier que derrière les chiffres de la DREES, ce sont des millions de nos concitoyens qui attendent des réponses concrètes.

La semaine dernière, je vous faisais part de notre déception et de notre détermination. Cette semaine, je peux vous dire que le message a été entendu. L’ensemble des fédérations du secteur ont par ailleurs convergé sur le même diagnostic. Ce front uni est en soi un fait politique. Quand des acteurs de tous statuts, publics, privés, associatifs, parlent d’une seule voix pour dire que le temps des concertations et des mesurettes est révolu, les décideurs publics ne peuvent plus détourner le regard.

Parallèlement, le Synerpa a alerté l’État sur un sujet fondamental : l’orientation envisagée de restreindre les EHPAD à l’accueil des seuls résidents classés en GIR 1 et 2. Nous l’avons dit avec fermeté : cette hypothèse est un non-sens. Elle repose sur une lecture simplificatrice de la dépendance, ignore la réalité des parcours et des troubles cognitifs, et conduirait mécaniquement à sous-évaluer massivement les besoins en places à horizon 2030-2050. Réduire l’EHPAD à un rôle d’accueil exclusif de la grande dépendance, c’est nier sa fonction de lieu de vie, c’est renoncer à la prévention, c’est casser les dynamiques d’ouverture et de décloisonnement que nous construisons depuis des années. Le Synerpa défend une approche fondée sur un continuum de réponses, seule capable de concilier qualité de l’accompagnement, soutenabilité du modèle et cohérence des politiques publiques.

Ce que ces derniers jours démontrent, c’est que notre parole a du poids. Que notre expertise est reconnue. Que nos alertes sont reprises, commentées, relayées bien au-delà de notre périmètre. Ce n’est pas un acquis — c’est le résultat d’un travail constant, d’une ligne claire, et d’une crédibilité que nous avons bâtie par la preuve et par les faits.

Le Premier ministre devra nommer sans tarder un ou une ministre en capacité de porter pleinement les enjeux de l’autonomie. Nous serons là, dès le premier jour, pour lui rappeler nos attentes : un plan à la hauteur du choc démographique, une trajectoire de financement pluriannuelle, un choc d’attractivité des métiers, et une gouvernance pilotée au plus haut niveau de l’État. Le grand âge n’est pas un sujet sectoriel. C’est un enjeu de civilisation. Et nous ne lâcherons rien.

Jean-Christophe Amarantinis, Président de Synerpa