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Attention au retour de bâton !

 

Il y a quelques semaines, j’alertais déjà sur les conséquences d’une nouvelle augmentation du coût du travail pour nos entreprises. Depuis, les inquiétudes se confirment.

Le PLFSS 2027 prévoit plusieurs mesures susceptibles de renchérir le coût du travail, notamment le prolongement du gel des paramètres des allègements de cotisations patronales. Au total, ces mesures pourraient représenter plus de 11 milliards d’euros de charges supplémentaires pour les entreprises françaises.

À cela s’ajoute la perspective d’une revalorisation anticipée du SMIC avant le 1er janvier 2027.

Évidemment, personne ne peut contester la nécessité de mieux rémunérer le travail. Certainement pas dans le grand âge, où les professionnels exercent des métiers exigeants, indispensables et encore insuffisamment reconnus.

Mais à vouloir soutenir le pouvoir d’achat en alourdissant toujours davantage les charges des entreprises, ne risque-t-on pas d’obtenir l’effet inverse ?

Dans nos établissements et nos services, la masse salariale représente le premier poste de dépenses. Or, nous ne pouvons pas répercuter librement les augmentations de coûts sur nos tarifs, nos ressources dépendant largement de décisions publiques.

Je crains surtout qu’en fragilisant les entreprises, nous ne freinions les embauches, limitions les revalorisations salariales et compromettions les perspectives d’évolution professionnelle. Les salariés pourraient ainsi être les premiers pénalisés par des mesures pourtant destinées à soutenir leur pouvoir d’achat.

À force de faire porter aux entreprises le poids des arbitrages budgétaires, nous risquons de compromettre ce que nous cherchons précisément à défendre : l’emploi, les salaires et le pouvoir d’achat.

Je continuerai donc à porter ce message avec détermination auprès du Gouvernement et des parlementaires, pour que les décisions prises tiennent compte des réalités économiques de notre secteur et nous donnent les moyens de remplir notre mission auprès des personnes accompagnées.

 

 

Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa