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Campagne budgétaire 2026 : des avancées obtenues, mais une équation économique toujours fragilisée

La publication de l’instruction budgétaire 2026 constitue une étape importante pour notre secteur.

Après plusieurs mois d’échanges, de négociations et d’alertes portées auprès des pouvoirs publics, je me réjouis de plusieurs résultats significatifs. Je pense notamment à la décision concernant la modulation à l’activité. Dans un contexte où la baisse des taux d’occupation a touché l’ensemble du secteur, il était indispensable que les établissements ne soient pas sanctionnés pour une situation qui dépasse largement leur seule responsabilité. La position retenue par les pouvoirs publics traduit enfin une meilleure prise en compte des réalités du terrain.

Je salue également la progression des moyens alloués au secteur des personnes âgées ainsi que la revalorisation des valeurs de point, y compris pour les établissements en tarif global. Ces mesures ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat d’un travail de plaidoyer constant mené par le Synerpa pour faire reconnaître nos besoins réels et les défis que nous devons relever.

Pour autant, nous ne pouvons pas nous satisfaire de ces seules avancées.

Car derrière les pourcentages affichés se cache une réalité économique beaucoup plus préoccupante. Nous faisons face à une augmentation continue du coût du travail, tandis que la réduction des allègements de charges alourdit encore davantage nos dépenses. Cette campagne budgétaire ne prévoit aucune compensation proportionnée à ces surcoûts. C’est un angle mort que nous ne pouvons pas accepter.

Dans le même temps, la mise en réserve prudentielle de 215 millions d’euros de crédits destinés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap apparaît particulièrement difficile à justifier, alors que chacun reconnaît l’ampleur des besoins liés à l’accompagnement de la dépendance et de la perte d’autonomie.
Cette campagne budgétaire marque donc un progrès réel, mais elle ne répond pas encore pleinement à l’enjeu majeur auquel nous sommes collectivement confrontés : garantir la soutenabilité économique du secteur du grand âge.

Le vieillissement de la population est une certitude démographique. Les moyens nécessaires pour y répondre doivent désormais devenir une certitude politique.
Je poursuivrai avec détermination mon action auprès des pouvoirs publics. Les établissements et services ont besoin de ressources à la hauteur de leurs missions. Nous ne lâcherons pas.

Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa