Du local au national : faire du grand âge une priorité politique
À l’issue du second tour des élections municipales, une réalité s’impose : comme souvent, ce scrutin confirme au global une forte stabilité des équipes locales, avec une large reconduction des exécutifs en place.
Mais derrière cette continuité apparente, une réalité plus discrète mérite d’être soulignée : celle du profil des élus. Partout sur le territoire, des professionnels issus de la santé, du médico-social et de l’accompagnement des personnes âgées accèdent aux responsabilités locales, constituant l’opportunité d’une prise de conscience croissante des enjeux liés au vieillissement.
Le Synerpa salue l’ensemble de ces élus et réaffirme sa volonté d’être, à leurs côtés, un partenaire engagé au service des personnes âgées sur le territoire.
À Paris, collectivité à la fois ville et département, la stabilité des orientations devrait prévaloir : si la petite enfance a marqué la campagne, l’attention portée aux publics vulnérables, affichée comme une priorité par Emmanuel Grégoire, devra pleinement s’inscrire dans la durée.
Ces municipales auront également des conséquences directes sur les élections sénatoriales de septembre : le renouvellement partiel du collège des grands électeurs pourrait rebattre certains équilibres. Dans un contexte marqué par la progression des extrêmes dans plusieurs villes, ces dynamiques locales pourraient peser sur la recomposition du paysage politique national.
Car les défis du grand âge se jouent d’abord localement : accès aux soins, maintien à domicile, attractivité des métiers, adaptation de l’offre.
À l’heure où s’ouvrent les élections sénatoriales, puis la perspective de 2027, une conviction s’impose : le vieillissement de la population ne peut plus rester un angle mort du débat national.
Le grand âge doit devenir un sujet central de la prochaine élection présidentielle.
Jean-Christophe Amarantinis, Président de Synerpa