Skip to main content

Le signal d’alarme des entreprises

 

Quand 72 organisations patronales décident de prendre la parole ensemble, le Gouvernement aurait tort de ne pas les écouter.

Hier, le Synerpa s’est associé au Medef et à de nombreuses fédérations professionnelles dans une tribune, publiée dans Les Échos, pour dénoncer les nouvelles charges que les arbitrages budgétaires risquent de faire peser sur les entreprises françaises.

Ces dernières paient déjà le prix fort. Et pourtant, on continue de leur présenter la facture.

Entre le gel des paramètres des allègements de cotisations patronales et les nouvelles mesures envisagées qui renchériraient encore le coût du travail, la pression ne cesse de s’accentuer.

Cette surenchère finit par poser une question de fond : quelle cohérence y a-t-il à afficher des ambitions pour l’emploi, les salaires et l’investissement tout en pénalisant ceux qui doivent les concrétiser ?

Dans le grand âge, cette contradiction est d’autant plus criante. Nos structures doivent recruter, fidéliser leurs salariés et répondre à des besoins d’accompagnement croissants, avec des moyens déjà sous tension. Le devenir et l’attractivité de nos métiers qui sont en jeu.

Si l’on pense défendre le pouvoir d’achat en mettant les entreprises à genoux, il y a une sérieuse erreur de calcul.

 

Jean-Christophe Amarantinis, président du Synerpa